Au concert des Babyshambles à la Fête de l’Huma samedi soir dernier.
Je vous avouerais même que j’attendais cet événement avec une certaine impatience. Non pas que je sois une fan absolue, loin de là.
Mais les fresques du célèbre Pete Doherty avaient depuis quelques temps suscité ma curiosité et je voulais moi aussi voir ce que toutes ces extravagances pouvaient bien donner une fois notre icône rock’n’roll sur scène …Alors, pour ne pas laisser le suspens vous ronger plus longtemps, autant vous révéler dès à présent la chute : le concert, et la prestation de Pete Doherty plus précisément, m’ont plutôt déçue !
Mais avant de vous livrer plus en détail mes émotions, je dois vous préciser qu’indépendamment de ma volonté, j’ai raté le 1er quart d’heure des Babyshambles ! Evidemment, il est fort regrettable pour vous, lecteurs, que je ne puisse pas commenter l’entrée sur scène de l’intéressé, je le conçois …
Toutefois, 45 min de concert me semblent largement suffisantes pour être capable d’émettre une opinion.
Mais venons-en aux faits : bien que présent physiquement, le leader des Babyshambles semblait absent en ce qu’il n’habitait aucunement la scène. Sur les chansons les plus douces, par exemple, Pete se contentait de « réciter » les paroles et paraissait ailleurs, loin de nous.
Peut-être avait-il atteint les Paradis artificiels promis par quelques mystérieuses substances ingérées me direz-vous. Mais il ne s’agit là que d’une hypothèse qui pourrait concorder avec les dires de la presse à scandale concernant les habitudes de consommation de stupéfiants du leader des Babyshambles …
Quoiqu’il en soit, le concert fut parsemé de passages à vide où seuls les plus grands fans – babyrockers venus à la Fête de l’Huma uniquement pour voir leur idole – trouvaient encore assez de motivation au fond d’eux pour crier, lever les bras et chanter.
Mais les Babyshambles étant ce qu’ils sont, ils ne pouvaient pas juste s’en tenir là.
Car, lorsque se sont intercalées des chansons plus péchues, je dois quand même avouer que Pete Doherty est sorti de sa léthargie, nous livrant alors comme il se doit un live rock’n’roll et entraînant.
Vêtu d’une chemise blanche rentrée dans un pantalon noir habillé le tout rehaussé d’une paire de bretelles noir et d’un gros collier, Pete, à force de sauts et autres postures rock’n’rollesques, a fini par faire tomber les bretelles et dépasser sa chemise.
C’est dans ces courts instants que j’ai pu apprécier la performance de l’intéressé. Citons à ce propos son jeu de scène, des plus intrigants, puisqu’il oscillait entre postures rock’n’roll et état avancé de défonce. Je dirais même plus qu’on ne savait trop lequel avait le dessus …
Mais en passant sans transition d’une chanson à l’autre (excepté une fois, quelques mots aussi clairs qu’une annonce RATP, rien), Pete Doherty n’a nullement aidé à préserver l’intensité et l’émotion du moment.
Reste l’ultime chanson du concert, sorte d’ode au rock décadent, où le chanteur des Babyshambles a balancé le pied de son micro d’un coup de pied justement et fait mine de jeter son micro dans le public. Au cas où l’on n’aurait pas compris que le concert touchait à sa fin …
