Ulice, Caro & Co …

Chroniques, bons plans et galères … de filles !

Jeux interdits 24 novembre 2009

Classé dans : So Shocking ! — Ulice, Caro & Co ... @ 3:52
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A l’heure où les produits high-tech dernier cri deviennent des objets de convoitise dès le plus jeune âge, la ville de Milan tire la sonnette d’alarme : une enquête de la mairie vient en effet de révéler l’existence d’une microprostitution dans les collèges et lycées !!

Le deal est on ne peut plus simple, choquant et inquiétant : en échange du dernier iPod, de téléphones portables ou encore de vêtements griffés, des adolescentes de 13 à 17 ans acceptent de donner leur corps …

Fellation, sexe à deux ou en groupe, ces jeunes « baby-escorts » – comme les surnomment la presse italienne – proposent les mêmes services que les vraies pros. Leur organisation le prouve : via le web ou les mobiles, des books virtuels circulent. Nom, prénom, âge, prestations des adolescentes, tout y figure.

Les garçons intéressés n’ont plus qu’à envoyer un sms à la baby-escort retenue afin de décider d’un lieu de rendez-vous. Le plus souvent, ces ébats ont même tout simplement lieu dans les toilettes des collèges et lycées !

S’agit-il de cas isolés ou d’un phénomène qui gagne en ampleur ?

Malheureusement, rien de marginal ici. Douze témoignages d’ados n’ayant absolument aucun lien entre eux (école, amis) se rejoignent. Une jeune fille de 14 ans, Virginia, affirme même que certains professeurs sont au courant mais se taisent de peur que la réputation de leur école en prenne un coup … 

Alors, matérialisme exacerbé ou ennui profond ? Autodestruction ou appel à l’aide ? Pour Alberto Caputo, psychiatre sexologue, le marchandage n’est qu’un prétexte : « c’est une sexualité basée sur l’exhibition, l’utilisation mécanique du corps […]. La jeune fille a l’impression d’être dans le contrôle. En vendant son corps, elle se dit qu’elle utilise les autres puisqu’elle fixe les règles ».  

Drogues douces ou dures et alcool qui se banalisent chez nos teenagers (en témoigne l’actuelle campagne du gouvernement sur la dangerosité des drogues), désacralisation du sexe et autres pressions sociales : dur dur d’être une  ado de nos jours … Cette étape de ma vie ne m’avait pas semblé parsemée de telles embûches à mon époque, dans les années 90.

Pourquoi alors toutes ces épreuves pour nos adolescents ? La faute à notre société moderne matérialiste et consumériste ? C’est certain mais cela risque de ne pas changer.

Restent les valeurs inculquées par la famille et l’éducation. Là aussi, ce n’est pas gagné … Mais cela vaut la peine d’essayer, non ?

Caro.

 

Envie de Botox ? 16 novembre 2009

Classé dans : Insolite — Ulice, Caro & Co ... @ 12:01
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Je vous en parlais il y a quelques mois, le recours à la chirurgie esthétique est monnaie courante en Argentine.

Aussi je n’ai guère été étonnée en apprenant que les injections de Botox y font fureur en ce moment !

Alors qu’en France cette pratique reste encore peu avouable, je suis sûre que vous vous demandez comment le Botox a-t-il pu être aussi facilement intégré à la vie quotidienne des argentines …

Et bien tout simplement parce qu’il a envahi les centres commerciaux !! Pas mal trouvé, n’est-ce pas ?

Du coup, rien de plus simple qu’une petite injection entre 2 emplettes ! Les nouvelles cliniques express des centres commerciaux sont ouvertes jusqu’à 22h et facilement accessibles.

Comme si, sur la liste de courses des argentines, le Botox figurait entre les couches culottes et les yaourts !!!

                                                                                            Botox

Cette tendance vient des Etats-Unis – vous vous en doutiez – où il existe des milliers de « spas médicaux » de ce type.

Malheureusement, « c’est faire de la médecine quelque chose de très superficiel », comme le souligne Pedro Ferraina, chef de la chirurgie à l’Hospital de Clinicas.  

Ou comment banaliser le recours aux injections de Botox ! Sans oublier, si l’on va plus loin, le remodelage des fesses, des seins et autres traitements anticellulite.

De même, quid de l’information et de l’accompagnement aux patientes ? 

De toute évidence, la tendance ne semble pas prête de s’inverser … Quelle sera alors la prochaine lubie des argentines, dans un pays où la rentabilité dicte les règles de l’esthétique ?!!!

Caro.

 

Trois jours de sursis … 2 novembre 2009

Presque 60 ans qu’ils ne s’étaient pas revus, appelés ou même écrits.

Presque 60 ans que leur pays est coupé en deux sans aucune communication possible entre les populations du Nord et celles du Sud.

Presque 60 ans qu’une frontière infranchissable sépare, vous l’aurez compris, la Corée du Nord de la Corée du Sud.

Ces faits et dates en tête, vous pouvez alors facilement imaginer l’émotion qu’ont ressenti 97 sud-coréens fin septembre lorsqu’ils ont été autorisés à retrouver leurs proches pendant 3 jours et 2 nuits !!!

Ces retrouvailles familiales ne sont cependant pas les 1ères en date puisqu’elles ont commencé à être organisées en 2000 après un sommet inter-coréen historique, avant d’être gelées par le Nord après l’arrivée aux commandes à Séoul du président Lee Myung-bak, plus dur avec le gouvernement nord-coréen, notamment sur le nucléaire.

Les dernières réunions entre familles dataient d’octobre 2007 et si la Corée du Nord a accepté de les reprendre, c’est que la pression internationale s’accroît sur Pyongyang pour qu’elle revienne à la table des discussions sur son désarmement. 

                                                                                    Foto Trois jours de sursis

Vous vous en doutez, les histoires de ces 97 retrouvailles sont toutes dures et touchantes mais c’est celle de Lee Seung-doo qui m’a le plus marquée. Jeune militaire engagé dans l’armée nord-coréenne, il pense retrouver les siens à la fin de la guerre de Corée, en 1953.

C’est sans compter sur son arrestation par l’armée américaine (soutien des voisins du Sud) et ses 2 années d’incarcération dans un camp. A sa sortie, il est déjà devenu impossible de traverser la « frontière », cette zone militarisée qui coupe en deux la péninsule coréenne depuis 1945.

Jusqu’ici, l’histoire de Lee Seung-doo ressemble malheureusement à celle de bien d’autres de ses compatriotes. Il essaye tant bien que mal de se reconstruire une vie en Corée du Sud, sans jamais oublier sa famille du Nord.

Simplement voilà, la déception est grande quand, après ces 3 jours et 2 nuits passés avec sa fille, il décrit aux journalistes la violence de ces retrouvailles. Et de conclure : « peut-être aurait-il mieux valu que je ne la revoie pas ».

Lee a en effet été extrêmement choqué par le « lavage de cerveau » infligé par le gouvernement de Kim Jong-il à sa fille.

« Elle était habillée avec des vêtements traditionnels fournis par le gouvernement nord-coréen », ajoute-t-il. « J’espérais comprendre comment ils vivent au Nord. Mais elle n’a fait que parler de Kim Jong-il, de sa grandeur, de tout ce qu’il fait pour son peuple […]. Elle m’a même fait part de son inquiétude, pour nous qui vivons au Sud, dans une prétendue pauvreté. Pour elle, s’il existe un paradis, il est en Corée du Nord ».

Et malgré les efforts de Lee pour faire comprendre à sa fille que le gouvernement de Pyongyang est une dictature, qu’elle est l’objet d’un endoctrinement implacable et méthodique, rien à faire, elle ne changera pas d’avis …

Les retrouvailles vont continuer. La prochaine fois, ce sera au tour de 99 Nord-Coréens de rencontrer leurs familles du Sud. Mon cœur aurait tendance à suivre l’avis de Lee Seung-doo et à penser que ces réunions éphémères ne sont peut-être pas une bonne idée … Qu’elles sont surtout cause de douleurs, voire même de déceptions.

Mais cela reviendrait à dire qu’après l’endoctrinement réussi de son peuple, Pyongyang gagnerait également cette bataille sur le peuple Sud-Coréen et sur la liberté et ça, ce n’est pas envisageable …

Caro.