Ulice, Caro & Co …

Chroniques, bons plans et galères … de filles !

Trois jours de sursis … 2 novembre 2009

Presque 60 ans qu’ils ne s’étaient pas revus, appelés ou même écrits.

Presque 60 ans que leur pays est coupé en deux sans aucune communication possible entre les populations du Nord et celles du Sud.

Presque 60 ans qu’une frontière infranchissable sépare, vous l’aurez compris, la Corée du Nord de la Corée du Sud.

Ces faits et dates en tête, vous pouvez alors facilement imaginer l’émotion qu’ont ressenti 97 sud-coréens fin septembre lorsqu’ils ont été autorisés à retrouver leurs proches pendant 3 jours et 2 nuits !!!

Ces retrouvailles familiales ne sont cependant pas les 1ères en date puisqu’elles ont commencé à être organisées en 2000 après un sommet inter-coréen historique, avant d’être gelées par le Nord après l’arrivée aux commandes à Séoul du président Lee Myung-bak, plus dur avec le gouvernement nord-coréen, notamment sur le nucléaire.

Les dernières réunions entre familles dataient d’octobre 2007 et si la Corée du Nord a accepté de les reprendre, c’est que la pression internationale s’accroît sur Pyongyang pour qu’elle revienne à la table des discussions sur son désarmement. 

                                                                                    Foto Trois jours de sursis

Vous vous en doutez, les histoires de ces 97 retrouvailles sont toutes dures et touchantes mais c’est celle de Lee Seung-doo qui m’a le plus marquée. Jeune militaire engagé dans l’armée nord-coréenne, il pense retrouver les siens à la fin de la guerre de Corée, en 1953.

C’est sans compter sur son arrestation par l’armée américaine (soutien des voisins du Sud) et ses 2 années d’incarcération dans un camp. A sa sortie, il est déjà devenu impossible de traverser la « frontière », cette zone militarisée qui coupe en deux la péninsule coréenne depuis 1945.

Jusqu’ici, l’histoire de Lee Seung-doo ressemble malheureusement à celle de bien d’autres de ses compatriotes. Il essaye tant bien que mal de se reconstruire une vie en Corée du Sud, sans jamais oublier sa famille du Nord.

Simplement voilà, la déception est grande quand, après ces 3 jours et 2 nuits passés avec sa fille, il décrit aux journalistes la violence de ces retrouvailles. Et de conclure : « peut-être aurait-il mieux valu que je ne la revoie pas ».

Lee a en effet été extrêmement choqué par le « lavage de cerveau » infligé par le gouvernement de Kim Jong-il à sa fille.

« Elle était habillée avec des vêtements traditionnels fournis par le gouvernement nord-coréen », ajoute-t-il. « J’espérais comprendre comment ils vivent au Nord. Mais elle n’a fait que parler de Kim Jong-il, de sa grandeur, de tout ce qu’il fait pour son peuple […]. Elle m’a même fait part de son inquiétude, pour nous qui vivons au Sud, dans une prétendue pauvreté. Pour elle, s’il existe un paradis, il est en Corée du Nord ».

Et malgré les efforts de Lee pour faire comprendre à sa fille que le gouvernement de Pyongyang est une dictature, qu’elle est l’objet d’un endoctrinement implacable et méthodique, rien à faire, elle ne changera pas d’avis …

Les retrouvailles vont continuer. La prochaine fois, ce sera au tour de 99 Nord-Coréens de rencontrer leurs familles du Sud. Mon cœur aurait tendance à suivre l’avis de Lee Seung-doo et à penser que ces réunions éphémères ne sont peut-être pas une bonne idée … Qu’elles sont surtout cause de douleurs, voire même de déceptions.

Mais cela reviendrait à dire qu’après l’endoctrinement réussi de son peuple, Pyongyang gagnerait également cette bataille sur le peuple Sud-Coréen et sur la liberté et ça, ce n’est pas envisageable …

Caro.

 

Conversation existentielle au pays de Ronald 13 septembre 2009

Classé dans : Coups de gueule !! — Ulice, Caro & Co ... @ 8:57
Tags: , , , , ,

Samedi soir, de retour de la Fête de l’Huma à 1h30 du mat’ (merci pour la galère avec les navettes), la faim commence sérieusement à nous tirailler l’estomac, à mon Homme et moi-même …

La flemme de cuisiner et l’heure tardive imposent un passage éclair au McDo. Et puis, avouons-le, un peu de junk food à l’américaine de temps à autre, ça fait du bien !!

Après avoir piétiné tout l’après-midi dans les Grands Magasins et le soir avec quelques 85.000 festivaliers rassemblés devant Deep Purple, nous espérons que l’attente ne sera pas trop longue.

C’était sans compter sur les cadences ralenties du McDonald’s de Pigalle !! La queue avance si lentement malgré les 3 caisses ouvertes que j’ai l’impression que le caissier est lui-même en train d’éplucher les patates pour préparer les frites !

Le groupe de jeunes derrière nous – un peu agité mais plutôt sympa – trépigne de plus en plus d’impatience et de faim !! 

Notre tour arrive enfin et, malgré mes 12 ans largement révolus, j’opte pour un Happy Meal (pour les réfractaires au McDo, comprendre un menu enfant). Comme nous prenons notre commande « à emporter », la célèbre boîte rouge avec les oreilles jaune fait rapidement son apparition sur le comptoir …

                                                                                                     Boîte Happy Meal

Quelques rires fusent immédiatement derrière moi (forcément, je suis plus proche de la trentaine que des 10 ans) et surtout, des questions existentielles en cette fin de soirée : « c’est quoi le jouet dedans ? » ou encore « le dessert, c’est toujours les ptits gâteaux secs en forme de Ronald McDonald ? ».

Et bien non ! Depuis quelques années, sous couvert des diktats imposés par la lutte contre la malbouffe, nos chères têtes blondes ont le choix entre des fruits prédécoupés (sans goût), une pom’pot (sucrée) ou un yaourt à boire (chimique).

Alors cessons 2 minutes d’être hypocrite et avouons tout simplement que non, quand nous venons au McDo, ce n’est pas pour manger « healthy » mais bien pour savourer un bon hamburger, du bacon, des frites, du ketchup, un double menu, des nuggets et plus si affinité !!

Et profitons-en pour réclamer le retour des desserts « gras » dans le Happy Meal !

Sachez également que ce changement dans le menu enfants n’est pas du tout innocent puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une opération marketing (une autre !) destinée à rassurer les parents.

L’objectif est en effet d’amener les plus crédules à croire que McDo, c’est nutritivement bon pour les enfants. Et oui quoi ! McDo aide les bambins à absorber leurs 5 fruits & légumes par jour, c’est bien connu, non ?

Et surtout,  cela va de soi, Ronald et ses dirigeants s’y retrouvent financièrement parlant en mettant en compétition les grandes marques agroalimentaires pour être leur partenaire sur la partie « dessert ».

Le yaourt à boire que j’ai choisi est ainsi un produit Danone. Cela va cependant changer dès la mi-2010 puisque la marque vient de perdre l’appel d’offres de McDo au profit de l’entreprise Senoble.

Mais, pas de panique, Danone demeure néanmoins un des partenaires de McDonald’s avec ses bouteilles Evian et ses flacons d’Actimel.

Reste les célèbres Sundays ou Mac Flurry pour un repas 100% McDonald’s ! Ouf, on est sauvés !!!

Caroline Maizières

 

BIRMANIE : 20 ans de réclusion pour un blogger 12 novembre 2008

Il s’appelle Nay Phone Latt et a 28 ans. Célèbre blogger birman, il vient d’être condamné, ce lundi 10 novembre, à 20 ans et 6 mois de prison ferme par un tribunal spécial réuni au sein de la prison d’Insein, au Myanmar.

Interpellé au mois de janvier lors des manifestations contre la junte militaire à Rangoon puis inculpé le 7 juillet 2008, Nay Phone Latt était lié à la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l’opposante Aung San Suu Kyi.

Mais surtout, Nay Phone Latt, propriétaire de deux cybercafés à Rangoon, avait réussi pendant quelque temps à déjouer les contrôles implacables menés par le régime militaire sur Internet et les médias.

Auteur du blog http://nayphonelatt.blogspot.com/, Nay Phone Latt n’hésitait pas, sous forme de nouvelles et en langue birmane, à y exposer aux yeux de tous les difficultés de la vie quotidienne au Myanmar, notamment en mettant l’accent sur les coupures d’électricité, la montée des prix et les difficultés que rencontre la jeunesse birmane pour s’exprimer.

Il ne faut en effet pas oublier que, dans ce pays où les militaires au pouvoir depuis 1962 ont refusé de reconnaître la victoire de la LND aux élections pluralistes de 1990, Amnesty International estime à plus de 2.000 le nombre de prisonniers politiques.

Ce verdict vise ainsi, selon l’organisation Reporters Sans Frontières et la Burma Media Association, « à effrayer tous les Birmans cherchant à s’échapper par le Web au contrôle ubuesque sur l’information imposé par la dictature ».

Les deux organisations estiment aussi que « La junte militaire a décidé de punir avec une sévérité sans limites un jeune Birman pour le simple fait d’avoir utilisé Internet”.

                                                                        photo-nay-phone-latt1

De plus, Nay Phone Latt n’a pas été le seul condamné en ce début de semaine par la juge Daw Soe Nyaam : n’oublions pas le poète Saw Wai qui, lui, a écopé de deux années de prison pour avoir diffamé l’Etat dans un poème de Saint-Valentin codé critiquant le chef de la junte.

Publié dans l’hebdomadaire populaire Achit Journal, il suffisait de lire verticalement les premiers mots de ce poème pour y voir apparaître la phrase « Le généralissime Than Shwe est fou de pouvoir ».

Les autorités birmanes n’ont pas apprécié …

Tout comme elles n’ont pas apprécié que l’avocat de Nay Phone Latt critique certaines pratiques de ce tribunal un peu spécial, lesquelles critiques lui ont valu d’être lui-même emprisonné.

Alors, pour que la liberté d’expression soit le droit de tous et que cessent ces répressions, RSF lance un appel à la solidarité aux bloggers du monde entier.

Bloggers, bloggeuses, affichez sur vos blogs la photo de Nay Phone Latt et adressez-vous aux ambassades du Myanmar à travers le monde pour demander la libération du jeune birman. 

Caro.  

 

Littoral caribéen en danger ! 18 août 2008

Classé dans : Coups de gueule !! — Ulice, Caro & Co ... @ 9:21
Tags: , , ,

C’est l’histoire d’un bout de péninsule gorgé de soleil et bordé par la mer des Caraïbes. Nous sommes au milieu des années 60 et l’endroit est encore tranquille.

Les plages, quoique peu larges, y sont d’une blancheur étincelante et léchées par une mer turquoise idyllique.

Au nord de cet isthme paradisiaque, étranglé entre une lagune et une mer tropicale, se trouve un village de pêcheur, Puerto Juárez. Aucune installation hôtelière à l’horizon et quelques rares touristes.

Car à l’époque, Acapulco est the place to be. Seulement voilà, les touristes – principalement américains – y débarquent en masse et la fameuse station balnéaire du Pacifique commence à être saturée. Il faut trouver le moyen de la désengorger.

Pourquoi, alors, ne pas créer de toute pièce une ville pour les touristes ? Une ville sur-mesure où nos amis américains se sentiraient comme chez eux. Une ville mexicaine au décor paradisiaque et où le soleil brillerait en permanence !

Cela ne vous rappelle pas notre petit isthme ?!! 

Et bien si, et la construction de ce « paradis artificiel » débute dès 1969. Il va sans dire que la corruption va bon train quant à l’affectation des terrains.

Imaginez : 20 Kms de côte caribéenne à saisir, chaque année des milliers de touristes et une manne budgétaire incroyable en perspective ! Tout le monde veut sa part du gâteau !!

Et l’on en voit le résultat aujourd’hui : exit les palmiers. Les hôtels les ont remplacés. Et quels hôtels ?!! Ce bout  de littoral totalement bétonné n’est maintenant plus qu’une agression pour les yeux. Les hôtels de Cancun, massifs et collés les uns aux autres, font en effet figure de blockhaus échoués sur la plage.

Aucune cohérence architecturale donc, ni de plan d’urbanisme. La ligne d’horizon a cédé la place à notre fameuse rangée d’hôtels.

Il faut d’ailleurs traverser le hall d’un des hôtels pour accéder à l’espace trempette ! Le touriste occidental passera sans problème alors que cela peut s’avérer plus compliqué pour un mexicain lambda. Car, au même titre qu’une boîte de nuit branchée, une sélection a lieu à l’entrée … Belle mentalité me direz-vous, alors qu’il s’agit de plages on ne peut plus publiques !

Vous l’aurez compris, la « zone hôtelière » de Cancun n’a pas été pensée et encore moins conçue pour s’inscrire en harmonie avec la nature environnante et je ne suis pas sure que la notion d’écotourisme soit arrivée jusqu’aux oreilles des promoteurs immobiliers !

Et pourtant, les touristes abondent ! Ils sont des milliers à atterrir chaque semaine à l’aéroport international de Cancun. A peine débarqués, direction la zone hôtelière. La plupart y resteront durant la totalité de leur séjour, sans même chercher à explorer le reste de la péninsule du Yucatan.

Ces touristes américains – car il s’agit bien d’eux – ne viennent ici que pour se poser dans ces hôtels pompeux et sans classe afin d’y dépenser leurs dollars, le tout, bien entendu, sans le moindre effort pour parler espagnol ou s’intéresser à la culture locale !!

Mais, en même temps, force est de constater que tout est fait pour : restaurants, fast-foods, bars, boîtes de nuit, supermarchés, Planet Hollywood, enseignes géantes et lumineuses …, on se croirait à Disneyland ! Alors forcément, ici, pas de réel dépaysement possible. Le choix appartient cependant au touriste de se laisser engloutir par ce système ou pas …

Ce qui s’avère problématique car cette destination est aujourd’hui tellement courue qu’il devient également nécessaire de la désengorger. Alors Cancun fait des petits, comme Playa del Carmen, plus au sud. Et les promoteurs immobiliers sont loin d’en rester là …

Heureusement quelques villages d’irréductibles résistent à l’envahisseur mais je me garderai bien de vous nommer ces havres de paix, ils sont trop précieux.

Caro.

 

Le miracle des Jeux 16 août 2008

Oubliée la censure des medias par les autorités chinoises. Oubliée la répression des dissidents. Oublié le sort des tibétains. Place aux Jeux, à la fête et aux nobles valeurs du monde sportif …

Cela ne vous semble-t-il pas un bon résumé de ce que nous vivons depuis l’ouverture, vendredi dernier, des Jeux Olympiques de Pékin ? Les polémiques qui faisaient rage depuis des mois autour de ces JO semblent effectivement s’être tues comme par enchantement.  

Pourtant, jusqu’à la veille de l’inauguration, les incidents n’ont cessé de se multiplier, comme par exemple cette attaque virale contre le site de Reporters sans frontières. L’association voulait que le jour de la cérémonie d’ouverture soit marqué par une cybermanifestation mais une attaque de hackers l’en a empêchée. Au passage, on se demande d’où peut bien provenir cette attaque …

Les pro-Chinois diront que la Chine a fait un pas en avant en levant la censure sur plusieurs sites Internet, dont ceux d’Amnesty International et de Reporters sans frontières. Certes. Mais beaucoup d’autres sites – moins médiatisés – restent bloqués comme la BBC en chinois et les sites de dissidents et de pro-Tibétains.

A noter également cet événement passé inaperçu : l’interruption de la diffusion vers l’Asie – et notamment la Chine – de New Tang Dynasty Television (NTDTV), chaîne de télévision du groupe Eutelsat Communications. NTDTV était connue comme la seule chaîne en langue chinoise non censurée. Si l’on en croit les informations délivrées par RSF, cette interruption visait à « garantir des accord commerciaux [à la Direction d’Eutelsat] avec le Parti communiste chinois ». La pétition de 250 parlementaires français et européens n’y aura rien changé. Une censure parmi tant d’autres …

Et ce ne sont pas les mots du Président chinois qui nous rassureront : Hu Jintao a en effet appeler « la presse étrangère [à se conformer] aux lois et règlements chinois » et à une couverture « objective » de ce qui se passe en Chine. Par « couverture objective » doit-on comprendre conforme à la ligne du parti chinois ?

Alors bien évidemment, toute contestation et vision critique de la situation en Chine n’ont pas disparu. Certains de nos journaux et sites Internet continuent à nous abreuver d’informations … subjectives. Mais au 20h ou à la Une de nos quotidiens, les Jeux et la ferveur qu’ils suscitent ont repris le dessus.

Pourtant … Les atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de la presse sont toujours légion en Chine : journalistes interdits d’entrée dans des zones sensibles (2 journalistes de l’AFP n’ont pu approcher un village du Xinjiang où une mosquée avait été rasée par les autorités en mai), intellectuels condamnés à la rééducation par le travail (un professeur a été « reconnu coupable d’avoir diffusé des clichés d’écoles de la zone sinistrée par le tremblement de terre dans le Sichuan») ou encore espionnage à grande échelle (« espionnage officiel visant les hôtels tenus ou fréquentés par des étrangers »). La liste est longue.

Comme certains d’entre nous ont pu être naïfs en croyant que, sous prétexte  d’accueillir les JO, la Chine allait adopter un tournant résolument démocratique et céder à la pseudo pression occidentale pour l’amélioration des Droits de l’Homme !

La magie soi-disant fédératrice du sport n’a pas ce pouvoir là …  

Caro.

 

De si innocentes mascottes … 25 mai 2008

Classé dans : Coups de gueule !! — Ulice, Caro & Co ... @ 8:22
Tags: , , ,

Alors que la cause tibétaine et les entraves permanentes à la liberté d’expression en Chine accaparent nos esprits, les abus liés à l’organisation des Jeux Olympiques d’été 2008 à Pékin restent multiples et peu exposés aux yeux de tous.

Que dire, par exemple, des mascottes des JO, ces casquettes et autres porte-clés arborant fièrement les 5 anneaux olympiques ?

Et bien tout simplement que leur production entraîne de nombreux abus, tous plus inacceptables les uns que les autres !

Explication : Playfair [alliance d’ONG et de syndicats] a envoyé ses enquêteurs sur le terrain afin de se rendre compte de la réalité des conditions de travail des chinois chargés de la production de ces produits dérivés et, oh surprise, elles sont désastreuses !

Des enfants de moins de 12 ans y travaillent, le nombre d’heures par semaine avoisine les 80, les salaires sont bien entendu misérables et comme si cela ne suffisait pas, ces malheureux salariés inhalent des vapeurs toxiques à longueur de journée, le tout bien évidemment ponctué de fréquentes sanctions.

Et, me demanderez-vous alors, comment le CIO réagit-il au vu des preuves fournies ? Il fait tout bonnement la sourde oreille puisqu’il refuse d’intervenir et d’empêcher ces violations des droits de l’homme au travail !

Les preuves sont pourtant là, tangibles et indiscutables : pour mener son enquête, Playfair a en effet réussi à faire embaucher ses enquêteurs par 4 entreprises chinoises ayant obtenu la licence olympique …     

Le silence du Comité olympique en dit donc long sur les intérêts économiques et politiques en jeu et leur primauté sur la défense des droits de ces travailleurs.  

Mais alors, que faire à notre niveau de simple citoyen ?

Soutenir le collectif l’Ethique sur l’Etiquette qui organise des happenings afin de faire pression sur le CIO [www.ethique-sur-etiquette.org] ;

Boycotter les mascottes des JO et pourquoi pas les produits Made in China (j’avoue ici la difficulté de cette tâche tant ces produits sont omniprésents sur notre marché de consommation) ;

Soutenir Reporters sans Frontières en achetant le T-shirt de la campagne Pékin 2008 disponible sur www.rsf.org (vous savez, le t-shirt noir avec des menottes à la place des 5 anneaux olympiques) ;

Et surtout, une fois ces Jeux Olympiques achevés, ne pas laisser les tibétains et chinois opprimés sombrer dans l’oubli comme nous autres occidentaux savons si bien le faire, une fois l’intérêt médiatique général retombé …

Caro.